Développer son modèle de permaculture

Avant d'aller plus loin, il faut savoir ce que signifie "permaculture". D'après le Larousse, c'est "un mode d'agriculture fondé sur les principes de développement durable, se voulant respectueux de la biodiversité et de l'humain et consistant à imiter le fonctionnement des écosystèmes naturels". S'il vous plaît, ne réduisez pas ça à une mode de bo-bo qui consiste simplement à faire une bute sans même savoir pourquoi. Il existe autant de manière de faire de la permaculture qu'il y a de feuilles dans un chêne millénaire, à vous de compter alors pour savoir si les généralités qui vous sont intempestivement présentées sont réellement ce qui vous correspond. Cette permaculture, mot que je déteste, tellement il est utilisé bêtement, doit simplement être vue, et remplacée par les mots : "Bon sens paysans".

 

Si on veut être clair, c'est l'exact opposé de la société actuelle. En effet, aujourd'hui et depuis la sortie de la guerre, l'économie s'est basée sur l’hyper-spécialisation. Dans l'agriculture, cela s'est traduit par la monoculture. Par exemple, si les 10 ha de lins ont subit un printemps difficile pour lui, c'est une année de perdue avec des litres de pétrole et de chimie consommés pour au final détruire 4 mois de labeur. C'est lors d'un printemps comme en 2021 où l'on ne peut que se rendre compte de l'absurdité d'un tel modèle dont toute la société est prisonnière. L'idée est donc de multiplier les atouts d'un même espace avec harmonie. C'est donc du biomimétisme, c'est-à-dire imiter la nature. 

 

Bien que le mot "permaculture" semble nouveau et à la mode, le "bon sens paysan" existe depuis des millénaires. Le plus parlant selon moi, c'est le pré-verger, où dans notre Normandie on peut voir des vaches normandes, qui pâturent sur la meilleure herbe pour obtenir du bon lait, ou une bonne viande, tout en broutant sous des pommiers qui apportent leur jus pour faire le meilleur cidre. En même temps, les pommiers apportent de l'ombre pour les bêtes en été, et apportent une nourriture supplémentaire aux bovins avec les jeunes pousses lorsque les branches deviennent trop basses. A tout cela, vous ajouter une faune qui gravite autour de ce système pour multiplier les intérêts "écolonomique". Il faut s'avoir que les vaches sont des animaux forestiers à l'origine. Ainsi, les animaux sont moins stressés, et moins susceptible d'être malade. Il est facile de comprendre que ça ne peut plaire à tout le monde... Voir un herbage sans arbre, c'est comme un steak sans viande, un marqueur de bêtises ambiantes. (Cette phrase ne critique pas les végétaliens, mais le marketing qui est fait autour.)

 

L'idée, c'est donc de voir son milieu en 3D. Il n'y a pas que la surface au sol qu'il faut optimiser, il faut exploiter la surface verticale pour avoir un écosystème qui peut tendre vers l'équilibre. Cela entraîne à terme moins de travail, moins d'intrants (traitements, amendements, engrais) et plus des ressources alimentaires ultra diversifiées sur un même espace. N'est-ce pas souhaitable et durable ?

 

 

 

 

>>> Créer une forêt comestible

 

à définir pour 2023


 

 

 

 

>>> INÉDIT : Créer un massif ornemental et comestible

 

à définir pour juillet

 

 

 

 

>>> Installer un potager perpétuel

 

à définir pour juin/juillet


 

 

 

 

>>> Planter une haie protectrice, bocagère, fruitière, avec des essences locales

 

à définir pour octobre/novembre