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Le projet

Présentation

 

Nous vivons dans un monde où chacun doit entrer dans une case.

Les jardiniers d’un côté, les pépiniéristes d’un autre, les botanistes ailleurs.

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Les données scientifiques sont aujourd’hui largement accessibles.
Pourtant, leur porte d’entrée reste souvent un nom scientifique.
Un nom précis, parfois impressionnant, qui peut décourager les plus curieux.

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Il fallait trouver une autre manière d’entrer dans la biodiversité végétale.

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Non pas en simplifiant à l’excès,
mais en proposant une approche rigoureuse et accessible.

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La botanique est une science exigeante.
Elle demande méthode, vérification et humilité.
Elle n’est pourtant pas réservée à quelques spécialistes.

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Le plus difficile n’est pas de comprendre.
Le plus difficile est de commencer.

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La géographie constitue une porte d’entrée naturelle.
Avant d’étudier une espèce, on peut la situer.
Avant d’analyser sa morphologie ou sa taxonomie, on peut observer sa répartition.

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La Quercothèque commence par une carte.


Entrer par la carte

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Si la Quercothèque commence par une carte, elle s'ancre d'abord dans un genre : le chêne.

Le choix du chêne n’est pas anodin.

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Il répond à la fois à une réalité biologique – la richesse et l'ampleur du genre Quercus – et à un intérêt de longue date pour ce groupe végétal.

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Le genre Quercus est l’un des plus diversifiés de l’hémisphère nord.
Il occupe des milieux très variés, des zones tempérées aux régions subtropicales, des plaines aux montagnes.

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Explorer sa répartition géographique, c’est observer la manière dont une même lignée végétale s’adapte à des contextes écologiques multiples.

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La carte permet de visualiser cette diversité.

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En sélectionnant un pays ou une subdivision, il est possible de découvrir les espèces qui y sont présentes.
Chaque territoire révèle une combinaison particulière, reflet de son climat, de son histoire et de sa géographie.

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L’exploration géographique conduit naturellement à l’espèce.

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Et derrière chaque espèce, il y a une écologie, une histoire évolutive, une relation au milieu.

Entrer par la carte, c’est accepter de commencer par situer avant de nommer, et de construire une compréhension à partir du territoire.

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À terme, cette approche pourra être étendue à l’ensemble de la famille des Fagaceae.
Mais le chêne en demeure le point d’ancrage et le cœur.


Les fiches espèces : un travail évolutif

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La carte constitue un point d’entrée.
Les fiches espèces en sont le prolongement naturel.

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Elles ne seront pas toutes disponibles dès le lancement.
La Quercothèque s’inscrit dans une temporalité longue.

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Chaque fiche a vocation à rassembler, de manière structurée :

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  • le nom botanique complet et son auteur

  • les principaux synonymes

  • la position taxonomique (sous-genre, section)

  • une carte de répartition dédiée

  • une description botanique issue de la littérature scientifique

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À ces éléments s’ajoutera, lorsque cela sera possible, un regard fondé sur l’observation de terrain.

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Il ne s’agit pas de réécrire des descriptions existantes, mais d’articuler des données établies avec une expérience directe des milieux où les espèces évoluent.

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La botanique n’est pas une science figée.
Les répartitions sont révisées, les interprétations évoluent, les noms peuvent changer.
Certaines entités font l’objet de débats : espèce distincte pour les uns, sous-espèce ou synonyme pour d’autres.

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Afin de garantir la lisibilité de la carte, des choix éditoriaux doivent parfois être faits.
Lorsque des incertitudes existent, elles seront mentionnées et contextualisées dans les fiches.

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La Quercothèque ne propose pas une vérité définitive, mais un état des connaissances à un instant donné, appelé à être précisé, corrigé ou enrichi.

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Les fiches se construiront progressivement, au fil des missions de terrain, des observations et des échanges scientifiques.
Il s’agit d’un travail accumulatif, construit dans le temps.

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À l'initiative du projet

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La Quercothèque est un projet que j’ai initié et que je porte.

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Je m’appelle Jean-Baptiste Bellili, pépiniériste et observateur de terrain.
Mon activité professionnelle consiste à cultiver et produire, en autre, des chênes au sein de la pépinière Les Chênes de Caux.

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Ce travail quotidien nourrit une réflexion plus large sur la diversité du genre Quercus, sa répartition et ses adaptations.

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La Quercothèque constitue une démarche distincte de mon activité commerciale.
Elle vise à proposer un outil pédagogique et évolutif, fondé sur des données vérifiables et des observations de terrain.

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Ces deux démarches se répondent sans se confondre.


Un projet ouvert

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La Quercothèque est portée par une initiative individuelle, mais elle n’a pas vocation à rester isolée.

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Les données mobilisées proviennent de travaux scientifiques existants et de sources publiques reconnues.
Les échanges avec des botanistes, des chercheurs et des observateurs de terrain contribuent également à affiner certaines répartitions et à préciser des situations locales.

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Toute correction argumentée ou précision fondée sur des sources vérifiables peut être prise en compte.

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La Quercothèque se construit dans le dialogue, avec l’objectif de proposer un outil rigoureux, accessible et évolutif.

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La Quercothèque commence par une carte.

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© La Quercothèque

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Un projet porté par Jean-Baptiste Bellili, Pépinière Les Chênes de Caux

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Mises à jour progressives, au rythme du vivant.

Un chêne met 100 ans pour devenir centenaire.

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